La maladie de Lyme, tout le monde en parle et pour cause : elle se répand à grande vitesse. Dans cet article, parce que mieux vaut prévenir que guérir, je vous donne quelques conseils d’aromathérapie pour vous en prémunir.

Un peu d’histoire…

Le nom de cette maladie provient de la petite ville du Connecticut, aux Etats-Unis, où la bactérie responsable a été identifiée pour la première fois par le Dr Burgdorfer qui lui donnera son nom : borrelia burgdorferi. Cette maladie est transmise par les tiques à l’occasion d’une morsure et peut passer inaperçue. Le signe d’appel est une rougeur qui diffuse autour de la morsure appelée « érythème migrant » ainsi qu’un possible accès de fièvre.

Longtemps considérée comme très rare, cette maladie est en pleine explosion au point qu’on parle d’épidémie à l’échelon mondial. Elle reste malheureusement encore très mal diagnostiquée. La prolifération et l’invasion des tiques est sans doute due au réchauffement climatique et contribue au développement de cette maladie un peu partout dans le monde.

Mécanisme de l’infection

La borrelia va s’infiltrer partout, et se dissimuler à l’intérieur des cellules du corps. On peut la retrouver dans les organes, les articulations, les tissus, et jusque dans le squelette. Elle a une appétence particulière pour les cellules nerveuses et le cerveau. Elle peut ainsi rester à l’abri des cellules, et ne se réveiller et se reproduire que des semaines, voire des années après l’infestation. Elle va alors provoquer des douleurs articulaires, des lésions cutanées, des atteintes cardiaques ou neurologiques pouvant être très sérieuses.

Les médecins savent reconnaître la maladie de Lyme sous sa forme aigüe.  Sa forme chronique, en revanche, parce qu’elle ressemble dans sa symptomatologie à beaucoup d’autres maladie, peut ne pas être diagnostiquée et conduire les personnes atteintes à un long parcours du combattant. Elles peuvent ainsi se voir diagnostiquer à tort une dépression, une sclérose en plaques, une polyarthrite rhumatoïde, une neuropathie voire des troubles psychiatriques graves.

Une maladie complexe

La maladie de Lyme est une pathologie complexe parce qu’il n’existe pas qu’une seule bactérie en cause. Dans les faits, on recense à ce jour 300 souches différentes de Borrelia. En outre, les tiques sont souvent porteuses d’autres bactéries qu’elles vont transmettre en même temps que Borrelia. Cela rend par conséquent le diagnostic encore plus difficile à établir. C’est pour cette raison que le médecin américain, le Dr Richard Horowitz, préfère parler de « syndrome » pour qualifier la maladie de Lyme.

Par ailleurs, la maladie se manifestera différemment selon les individus, selon leur hérédité, leur état de santé, le fonctionnement de leur système immunitaire lors de la morsure, leur hygiène de vie ou leur état de stress. Un nombre important de morsures peut également influer sur le degré d’infection.

En plus d’un entretien approfondi avec le patient, l’infection sera confirmée par deux tests sanguins : le Elisa et le Western Blot. Ce sont ces mêmes tests qui sont utilisés pour détecter le virus du sida.

symptômesLes symptômes

Les symptômes de la maladie de Lyme ne sont pas permanents, ils vont et viennent, peuvent apparaître brutalement à un moment de la journée et disparaître comme ils sont venus.

On trouvera par exemple :

  • Fatigue, lassitude

 

  • Maux de tête

  • Raideur de la nuque ou du dos

  • Gonflement ou douleurs articulaires, aux genoux bien souvent

  • Fourmillements, engourdissements et/ou sensations de brûlure aux extrémités

  • Confusion mentale, trouble du cours de la pensée

  • Troubles de l’attention et de la concentration

  • Troubles de mémoire

  • Troubles du sommeil : insomnie, hypersomnie, réveils précoces

  • Troubles de la parole, de l’élocution, de l’écriture

Le Dr Horowitz a créé un questionnaire permettant d’évaluer les probabilités d’être atteint(e) de la maladie. Faire le questionnaire.

 

Traitement

Le traitement de base est une antibiothérapie de longue durée à laquelle seront associées des plantes, des compléments alimentaires, des huiles essentielles pour soutenir l’organisme dans sa lutte contre la maladie et limiter les effets délétères à long terme des antibiotiques sur les intestins notamment.

tiqueConseils préventifs

Comme il vaut toujours mieux prévenir que guérir, voici quelques conseils pour vous protéger, protéger vos proches et vos enfants.

Règle n°1 :

Lorsque vous sortez en forêt ou dans des herbes hautes, protégez vous en portant des pantalons et des manches longues. Rentrez les pantalons dans les chaussettes. Ce n’est pas très sexy j’en conviens, mais ça limitera les risques que des tiques se faufilent.

Cela ne vous permettra cependant pas de vous protéger intégralement, d’où la règle n°2 qui est à mettre en œuvre systématiquement, a fortiori si  vous ou vos enfants ne jurez que par les shorts et les T-shirts et envisagez difficilement de vous couvrir.

Règles n°2 :

Voici la recette d’une synergie répulsive à mettre dans un roll-on de 5 ml pour une application facile et qui se glisse partout sans risque de fuites.

(1 ml = 35 gouttes environ)

  • HE Tea Tree, melaleuca alternifolia : 2 ml

  • HE Lavande aspic, lavandula spica : 1 ml

  • HE Menthe pouliot, menta pulegium : 0,5 ml

  • HE Romarin à camphre, rosmarinus officinalis CT camphora : 0,5 ml

  • Contre-indications : enfants de moins de 3 ans, femmes enceintes ou allaitant.

 

A appliquer localement avant de partir en promenade (chevilles, genoux, bassin, bras, nuque…) : une touche légère entre 3 et 6 ans, 1 touche appuyée entre 6 et 12 ans, 2 touches après 12 ans.

En complément, pendant toute la période à risque :

Pour les enfants de moins de 6 ans : 1 goutte d’HE de citron, citrus limonum + 1 goutte de Thym à thujanol, thymus vulgaris CT thujanol, sur un sucre ou dans une petite cuillerée de miel le matin. A-delà de 6 ans, vous pouvez doubler la dose et donner ce mélange matin et soir.

La prise du citron et du thym va nettoyer le foie et, donc le sang, ce qui le rendra moins attractif pour le parasite.

Si malgré toutes ces précautions, il y avait morsure : enlevez la tique délicatement avec un tire-tique acheté en pharmacie (n’essayez jamais de l’arracher, ni de l’enlever avec de l’éther). Appliquez ensuite du Tea Tree pur 5 fois par jour pendant 3 jours. Evidemment, si vous observez un érythème migrant, consultez immédiatement pour que soit mis en place un traitement antibiotique.

En vous souhaitant un bel été sans morsure ! :-)

 

Sophie Lespinasse

 

Bases documentaires et illustrations : Plantes et Bien-Etre n°21, Février 2016 ; Aude Maillard (cours infectiologie)

Vous pouvez compléter vos connaissances, en lisant le dossier complet de Plantes et Bien-Etre paru en Juillet 2017.