Florithérapie

La florithérapie ou traitement par les fleurs de Bach et autres élixirs floraux utilise les plantes d’une manière complètement différente des usages plus connus en phytothérapie (plantes médicinales) ou en aromathérapie (plantes aromatiques).

Dans cette approche, le végétal et ici plus spécifiquement la fleur, est considéré comme un être vivant possédant des caractéristiques particulières liées d’une part à son espèce et, d’autre part à son environnement et à sa manière de s’y adapter. Ce sont ces spécificités et leur observation qui ont conduit à établir des parallèles avec les émotions et comportements humains et à supposer qu’ils pouvaient entrer en résonance. Le principe en est donc que la fleur va transmettre à l’élixir la qualité particulière de son espèce et, à travers lui, permettre un rééquilibrage émotionnel, impulser une dynamique de transformation et d’épanouissement de la personnalité, des émotions et des états d’âme de l’être humain.

Ce lien entre le végétal et les émotions humaines a été établi entre 1930 et 1936, par un médecin homéopathe anglais, le Dr Edward Bach. S’inspirant des travaux d’Hildegarde de Bingen, de Paracelse et du Dr Hahnemann, père de l’homéopathie, il a consacré les dernières années de sa vie à explorer et mettre au jour les liens existant entre les remèdes floraux et les états émotionnels de l’être humain.

Il élabora ainsi 38 remèdes connus aujourd’hui sous le nom de « Fleurs de Bach » qu’il classa en 7 catégories liées à des états émotionnels spécifiques.

Les élixirs floraux

Pendant plus de 40 ans, les remèdes du Dr Bach sont restés les seuls à être utilisés et admis. La recherche a repris dans les années 80 et s’est étendue dans le monde entier à des espèces florales endémiques. En Europe, et plus particulièrement en France, c’est l’équipe de Philippe Deroide, fondateur du laboratoire Deva, qui a conçu et développé 96 élixirs floraux classés en 9 catégories répertoriant les liens que l’être humain établit avec son environnement.

L’élixir floral est le produit de la dilution d’un élixir-mère dans 1/3 de cognac et 2/3 d’eau de source à raison de 7 gouttes pour 30 ml. Pour les personnes intolérantes à l’alcool, la dilution peut se faire dans de la sève d’érable.

Cet élixir-mère est obtenu par solarisation pendant plusieurs heures des fleurs arrivées à pleine maturité et déposées à la surface d’un récipient rempli d’eau de source. Cette eau est ensuite filtrée, additionnée d’1/3 de cognac et mise au repos à l’abri de la lumière pendant au moins 3 semaines.

D’un point de vue biochimique, l’élixir-mère ne contient aucune trace de la fleur dont il est issu. Il n’y a donc aucune toxicité possible quelle que soit la fleur utilisée. C’est également ce point qui alimente la perplexité et le scepticisme quant à l’efficacité de ces remèdes.

Ce qui est très étonnant en revanche est qu’une analyse par cristallisation sensible montre, qu’indépendamment de toute présence biochimique organique, l’empreinte énergétique de la fleur est intacte et manifeste.

Comme pour l’homéopathie, l’efficacité thérapeutique de ces remèdes peut sembler déconcertante aux esprits scientifiques et rationnels. Néanmoins, dire que cela ne fonctionne que parce qu’on y croit et grâce à l’effet placebo serait très réducteur, puisque l’homéopathie et les élixirs floraux sont d’une efficacité démontrée en médecine vétérinaire, domaine où la foi du patient dans le remède n’a que peu d’importance ou d’impact réel !