cigarette-1642232_1280Nous avons en ce moment beaucoup de demandes de personnes souhaitant arrêter de fumer. J’ai donc décidé de vous partager quelques réflexions issues de ma longue, et aujourd’hui ancienne, pratique du tabagisme.

J’ai commencé à fumer à l’âge de 15 ans. Quelques cigarettes de temps en temps, parce que ça me donnait un genre… de quoi, je ne sais même plus. Je ne me souviens même pas comment j’ai commencé à vrai dire. Et puis, la cadence s’est accélérée et, à 17 ans, je commençais ma journée, sitôt le réveil arrêté, en allumant ma première cigarette de la journée, encore au lit.

Pendant les 30 années qui ont suivi, j’ai essayé d’arrêter un certain nombre de fois, 8 pour être exacte. J’ai établi mon record d’abstinence à 11 mois, mais, plus généralement, je replongeais dans les 3 premiers mois. J’ai presque tout essayé : acupuncture, patchs, nicorettes, sophrologie, rien du tout…

Je lisais régulièrement des articles disant que chaque essai rapprochait de la victoire. Pour moi, chaque essai, se soldant par un éche,c me donnait plutôt le sentiment que c’était mission impossible !

Et puis il y a eu le déclic, celui où j’ai décidé de faire alliance avec mon corps et de cesser de le maltraiter. Si c’était la huitième fois que j’arrêtais, cette fois-ci serait la dernière.

J’étais devenue une championne de l’arrêt. Je savais que chaque cigarette n’avait pas la même fonction pour moi. Certaines venaient combler un vide, d’autres couper la faim se faisant sentir à l’approche de l’heure des repas, d’autres marquer la fin du repas, d’autres stimuler ma réflexion quand je devais fournir un effort intellectuel, d’autre m’apaiser comme la tétine quand je me sentais angoissée ou insécurisée. Je savais que boire de l’alcool me donnait envie de fumer, boire du café aussi. J’avais repéré aussi qu’à chaque arrêt, il pouvait m’arriver d’être irritable, ou anxieuse, ou stressée…

J’ai donc pris rendez-vous avec moi-même pour le premier jour de mes vacances et demandé à mon corps de bien vouloir m’aider à relever ce défi. Si j’avais connu l’hypnose et notre hypnothérapeute, Marie-Dominique CLAIRE, je serais sans doute allée la voir pour un petit coup de pouce, mais je ne la connaissais pas à l’époque, dommage !

En revanche, je me suis assurée d’avoir toujours une bouteille d’eau (de source) sous la main et préparé la panoplie homéopathique suivante :

ARGENTUM NITRICUM 9 CH (stress et agitation), NUX VOMICA 9 CH (constipation et nervosité), GELSEMIUM 15 CH (irritabilité anxieuse), STAPHYSAGRIA 15 CH (frustration), TABACUM 7 CH (substitut) : je prenais 5 granules de chaque matin et soir. A distance des repas.

LOBELIA INFLATA 5 CH (substitut), ANARCADIUM 9 CH (calmant), CALADIUM 5 CH (calmant) : je gardais les tubes dans une poche et prenais 3 granules de chaque à chaque envie de fumer.

Rien ne remplace la motivation c’est évident. Toutefois, en buvant de l’eau régulièrement, et souvent, plus mes granules homéopathiques (il faut le faire pendant 4 mois, surtout les premiers. On finit peu à peu par oublier les autres tubes dans la poche), j’ai réussi à arrêter plutôt facilement. J’ai même du mal aujourd’hui à me souvenir de comment c’était quand j’étais fumeuse !

Si vous avez des difficultés à vous motiver, l’hypnose peut-être un complément appréciable, plus des substituts nicotiniques (patchs ou gommes). L’homéopathie permet de limiter, voire d’éliminer, les effets indésirables liés à l’arrêt du tabac.

J’espère que ce partage d’expérience pourra vous être un peu utile et vous souhaite bon courage, parce que, vous savez quoi ? VOUS LE VALEZ BIEN ! :-)

Sophie Lespinasse