Bien que de tout temps l’Homme se soit employé à lutter contre ce fait au travers de fantasmes et de fictions, le futur demeure imprévisible. Si anticiper le futur négativement est source d’angoisses, que ce soit, selon les individus, pour des petites choses à courte échéance ou pour l’ensemble de l’humanité à long terme, ne pas savoir peut également générer du stress. Comment faire alors pour vivre sereinement dans le présent ?

#01. Accepter l’imprévisibilité

Notre capacité d’imagination et notre besoin de contrôle sont à l’origine de cette volonté de savoir ce qu’il va advenir. Nous avons conscience du futur et pourtant nous sommes impuissants face au mystère qu’il représente. Le cerveau humain déteste le vide et cherche à le combler par tous les moyens.

Prendre conscience de cela est la première étape de l’acceptation. Accepter l’imprévisibilité du futur permet de relativiser. Une fois qu’on a accepté, il ne devient plus nécessaire de lutter et de se débattre dans une volonté de contrôle et des considérations catastrophistes. On ne sait pas et nul ne peut savoir. Ce contrôle là n’existe pas et on ne peut rien y changer.

Réussir à lâcher cette volonté de contrôle amène un mieux-être immédiat car cela apaise les tensions créées par le décalage entre nos croyances liées à une pseudo toute-puissance et la réalité.

#02. Définir ce que l’on veut

Notre cerveau détestant le vide, il peut être intéressant de l’aider à le combler… Avec du positif, tant qu’à faire !

En définissant ce qu’on veut vraiment et en précisant les détails sensoriels (ce que l’on voit, ce que l’on entend, ce que l’on ressent), on familiarise notre cerveau avec un futur qui nous sied. La place étant occupée, les pensées négatives ne pourront plus se loger là.

Si une nouvelle zone d’ombre révèle des angoisses, il n’y a qu’à imaginer ce que l’on souhaite voir à la place. Nous avons le pouvoir de choisir nos pensées comme nous choisissons nos vêtements pour nous habiller le matin. Il serait dommage de s’en priver.

Selon la loi d’attraction, l’univers nous aide à obtenir ce que l’on souhaite par la force de la pensée. De façon plus prosaïque, notre inconscient oeuvre pour nous en prenant à notre place des micro-décisions qui nous conduisent vers la réalisation des images que nous avons en tête, sans que nous nous en rendions compte. D’où l’importance de bien choisir ces images et de nourrir notre cerveau de positif !

Quand on garde cela à l’esprit on comprend aisément qu’il est préférable de contempler la nature que de regarder les informations à la télévision ou un film de zombies. Notre inconscient s’imprègne malgré nous des images dont on le nourrit.

À propos des voyants

Les voyants pratiquent ce qu’on appelle la lecture à froid (Cold Reading), une technique qui consiste à proposer des hypothèses en s’appuyant notamment sur des statistiques et à attendre la validation de son interlocuteur, verbale ou non verbale, à utiliser la reformulation et le langage non spécifique (dans lequel tout le monde se retrouve). Notre cerveau ayant besoin en permanence de justifier nos choix et de rationaliser, il ne va retenir que ce qui conforte la réussite du voyant, ses échecs tomberont aux oubliettes. Le problème est que ce phénomène de renforcement des croyances (augmenté d’une forme de suggestion hypnotique) peut avoir des conséquences désastreuses quand le voyant prédit du négatif : la prophétie auto-réalisatrice. Notre inconscient nous pousse à accomplir la prédiction pour nous conforter dans notre choix.
Conclusion : en plus d’être des charlatans, ces individus peuvent véritablement avoir une influence néfaste sur la santé et le bien-être. Pour davantage de bien-être et d’autonomie, vous pouvez choisir de vous rapprocher d’un professionnel de l’accompagnement.

#03. Se reconnecter à soi : Être

Revenir à une présence à soi-même peut être un moyen très efficace de se débarrasser de pensées négatives. Pour cela, il suffit de se concentrer sur ses sensations corporelles :

Que ressent-on lorsque l’on pense à toutes ces choses horribles qui pourraient arriver ?

Quelles sont les sensations désagréables ? Où sont elles localisées ? En quittant le monde des pensées pour revenir à son corps, on revient à l’Ici et Maintenant. Le futur n’existe pas, le passé n’existe plus. Seul le présent compte.

Il peut être intéressant de se concentrer sur ce que l’on ressent, comme si on voulait le décrire le plus précisément possible, comme pour expliquer à quelqu’un l’expérience que l’on vit. En ayant le courage d’affronter ces sensations désagréables, de les vivre pleinement, on réalise assez rapidement deux choses :

– les effets sont limités et on ne risque absolument rien à les vivre
– les effets se dissipent à mesure qu’on les prend en compte et qu’on les accepte.

#04. Agir pour se préparer : Faire

Nous ne pouvons pas tout changer et pourtant pour tout ce qui dépend de nous, il est important de prendre conscience de notre responsabilité à agir.

Pour tout ce qui dépend de nous, nous avons toujours le choix entre vivre avec la peur de ce qu’il adviendra et se préparer au mieux pour que ça se passe bien. Cela peut sembler évident et pourtant il n’est pas toujours aussi simple de réaliser que notre action présente peut avoir un impact sur notre futur.

Dans chaque situation anxiogène, on peut se demander :

Que puis-je faire pour influer favorablement sur ce que je souhaite obtenir à la place du négatif ?

Si la réponse à cette question est « Je ne sais pas », la question suivante est :

Qui pourrait avoir la réponse à cette question ?

Plus on est préparé, plus on est serein pour affronter l’avenir. Cette attitude positive et active renforce la confiance en soi. En reprenant la responsabilité de notre destin, on devient acteur et on cesse immédiatement de subir. En outre, quand on est occupé à faire, on pense moins.

#05. Imaginer le pire

Cet exercice peut sembler paradoxal. Il l’est. Et pourtant quand rien ne fonctionne, si on respecte la prescription, il peut être extrêmement efficace.

Il s’agit d’imaginer le pire. À chaque fois que se ressent une angoisse du futur, se projeter dans la situation et imaginer ce qu’il pourrait arriver de pire pendant 20 minutes. Pas 5, 12, ou 15 minutes. 20 minutes.

Passer en revue tout ce qu’il pourrait arriver de grave, imaginer les détails du pire. Et continuer comme cela jusqu’à ce que ça fasse 20 minutes, même si on a l’impression d’avoir déjà imaginé le pire du pire et si on est à court d’imagination.

En concentrant sur une période donnée ces angoisses, on réduit leur nature diffuse et extrêmement désagréable. En outre, en saturant notre cerveau de ce qui nous fait le plus peur, d’une part, assez curieusement, cela lui fait moins peur et d’autre part il s’abstiendra très rapidement de l’imaginer sans qu’on lui demande.

Notre esprit fait un nouvel apprentissage et on choisit nous-même à quoi on souhaite qu’il pense, et quand on veut qu’il y pense.

Et vous, comment faites-vous pour ne pas vous faire de souci pour l’avenir ? 🙂

Boris Amiot

Source : http://www.borisamiot.com/5-astuces-pour-arreter-davoir-peur-du-futur